​​​​​​​Discac, la fierté de produire français

Actualités - 28 avril 2026

Le label « Made in France » est parfois un argument marketing dans l’air du temps sans discours pour l’étayer. Pas chez Discac où le patriotisme économique a du sens en étant appliqué à toutes les étapes ayant participé au succès remarquable et remarqué du fabricant de cuisines implanté à Izon en Gironde, du choix des matières à la communication, en passant par la conception en bureau d’étude et la fabrication en usine Et c’est avec pertinence que Cédric Gauchet, président de l’entreprise, explique avec volontarisme, mais sans naïveté ni faux semblants, l’importance du bien nommé « Fabriqué en France » dans cet entretien à lire et à méditer.    

Culture Cuisine : Le label Made in France est employé parfois de manière légitime et authentique, mais aussi parfois comme argument marketing dans l’air du temps sans discours pour l’étayer. De fait, cette notion recouvre le domaine abstrait du patriotisme économique, comme celui concret d’une réalité industrielle et de ses contraintes spécifiques. Que représente-t-elle pour vous en qualité de citoyen d’une part et de chef d’entreprise d’autre part ?

Cédric Gauchet : « Je ne sais pas vraiment séparer le chef d’entreprise et le citoyen sur ce sujet : mon rôle chez Discac influe forcément beaucoup sur ma perception de l’importance de privilégier des filières et des produits dont la valeur a été créée en France. C’est un critère majeur dans mes choix de consommation personnels parce que je mesure combien il est fondamental de garder de la fabrication en France, pour l’emploi, pour le tissu économique et social, pour garantir des standards de qualité et de durabilité.

Culture Cuisine : Quels processus industriels nourrissent votre engagement à produire français ?

Cédric Gauchet : Nos sites de production étant en France, il est donc assez immédiat d’affirmer que la valeur ajoutée de nos produits rentre dans la définition même du made in France. Mais cela dépasse cette simple évidence : nos achats de matières sont aussi choisis selon ce critère de production en France, et à défaut en Europe. Cela vaut également pour des processus en amont de la production comme le développement produit, complètement internalisé, ou la production de nos supports de communication, sous-traités à des partenaires nationaux. Bref, partout où c’est possible, nous faisons le choix du made in France.

Dernier exemple tout frais : nous souhaitons équiper notre équipe commerciale de véhicules électriques. La proposition faite par les fabricants chinois (BYD et autres) est exceptionnelle en termes de rapport qualité-prix. Mais comment être cohérent avec nos valeurs si nous faisons ce choix purement économique, alors que des solutions françaises de qualité sont possibles ?

Culture Cuisine : L’entreprise Discac a connu ces dernières années une croissance forte par laquelle elle est devenue un fabricant français majeur et remarqué de la cuisine équipée, derrière les incontournables groupes Schmidt et Fournier. Dans quelle proportion et comment selon vous votre engagement dans le made in France a-t-il participé à ce succès, dont les médias spécialisés font régulièrement l’écho ?

Cédric Gauchet : L’importance du Fabriqué en France progresse dans les décisions d’achats des consommateurs (23% en font un critère majeur), même s’il reste un critère secondaire par rapport au prix (80%) ou à la qualité (73%). Ce que chez Discac nous interprétons ainsi : si nous sommes capables d’offrir un produit et un service à la hauteur des leaders européens, alors les clients préfèreront l’acheter chez nous.

Chez les professionnels de la cuisine, il y a de la même façon ceux qui ont la fabrication française dans le sang, naturellement convaincus par notre approche et notre transparence sur le sujet. Et il y a ceux qui écoutent simplement les consommateurs et veulent satisfaire leurs clients en leur proposant une offre française, parfois en complément de fabricants allemands ou italiens.

Fabriquer en France est donc une des clés de notre développement, elle ouvre des portes, mais elle n’a de pertinence que parce que nous avons en parallèle beaucoup progressé sur l’offre produit, la qualité et le niveau de services.

Culture Cuisine : Pensez-vous qu’avec la prise de conscience plus aiguë de la nécessité d’une souveraineté économique en France, générée par les crises géopolitiques ces dernières années (guerres en Ukraine et au Moyen-Orient notamment) créant de fortes tensions socioéconomiques, les consommateurs sont et seront plus enclins acheter des produits français ?

Cédric Gauchet : C’est ce qui semble se dessiner. Il y a beaucoup de thématiques qui infusent dans le débat public autour de l’indépendance stratégique, voire du patriotisme économique et de la nécessité de protéger nos industries et nos commerces (le cas Shein a ainsi fait beaucoup de bruit). Il y a même une quasi-unanimité des politiques sur ce sujet (sur le constat, pas sur les remèdes), ce qui prouve que le consensus existe pour défendre le Made in France. Mais je garderai à ce stade beaucoup de prudence : ces dernières années nous ont appris à ne pas avoir trop de certitudes sur ce qui vient.

Prenez le sujet de l’environnement : après quelques années où toutes les entreprises et toutes les institutions ne juraient plus que par la RSE, il y a eu un gros coup de frein en 2022 sous la contrainte de la crise inflationniste. Heureusement, les démarches environnementales n’ont pas toutes disparu, mais elles se sont adaptées et ne sont plus l’alpha et l’oméga de toutes les décisions.

On verra bien comment cette préoccupation de la souveraineté économique évolue dans le temps. Pour Discac en tout cas, cela fait partie de notre ADN, donc on va continuer à avancer comme on le fait également sur la RSE.

Culture Cuisine : On connaît l’adage : « Il faut du savoir-faire mais il faut aussi le faire savoir ». Comment promouvez-vous votre engagement à produire français, en interne auprès de vos équipes comme en externe auprès de vos revendeurs voire du grand public ?

Cédric Gauchet : Je crois justement qu’il ne suffit pas de “faire savoir”. Produire français, chez Discac, n’est pas un engagement de circonstance ni un argument marketing : c’est une réalité très concrète, et même l’essence de notre entreprise. Notre enjeu, en externe, auprès de nos revendeurs, n’est donc pas d’en faire un slogan, mais de démontrer que la fabrication française n’a rien à envier à celle des Allemands ou des Italiens, par exemple. Et même, sur un certain nombre de sujets, qu’elle présente de vrais avantages : économiques, en matière de délais, de vision du partenariat, de valeurs partagées, de proximité. Autrement dit, travailler avec un fournisseur français ne relève pas seulement d’une conviction personnelle ; c’est aussi un choix rationnel et performant.

C’est précisément ce que nous avons voulu mettre en avant avec notre nouvelle web série, Radio Cuisine, qui sera diffusée très prochainement sur nos réseaux sociaux. À travers quatre épisodes, l’idée est de dépoussiérer un certain nombre de clichés et de montrer, de façon directe et concrète, ce que recouvre aujourd’hui le fait de fabriquer en France dans notre métier et sur notre marché.

En interne, le sujet est tout aussi important. C’est une fierté pour nos équipes de produire de la valeur ajoutée en France et de contribuer à un tissu économique local. Je pense que cela donne du sens au travail de chacun. Et dans une entreprise comme la nôtre, ce sens-là compte beaucoup : il nourrit à la fois l’exigence, la cohérence et l’attachement au projet collectif.

Culture Cuisine : Enfin, y a-t-il d’autres étapes prévues en 2026 pour affirmer votre engagement dans le made in France et, de manière plus générale, quelles sont vos ambitions pour cette année ?

Cédric Gauchet : Nous allons continuer notre petit chemin avec la conviction que c’est parfaitement réaliste de fabriquer des meubles de cuisine en France en étant compétitifs et attractifs.

Plus généralement, ce début d’année a été marqué chez Discac par le lancement de notre nouvelle collection, qui est le fruit d’un très gros travail des équipes pour nous faire passer un cap. L’accueil des clients est assez enthousiaste depuis sa présentation en avant-première à EspritMeuble, c’est une belle récompense des efforts collectifs ! Et l’ambition qui en découle, c’est de repartir en « vraie » croissance, après deux années de stagnation : nous serons satisfaits si nous renouons avec une progression comprise entre 5 et 10 %. »

Propos recueillis par Jérôme Alberola

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