Depuis la démocratisation de la cuisine équipée dans les foyers français, sociologues de l’habitat, observateurs et acteurs de la filière répètent à l’unisson que cette pièce est devenue le cœur du foyer, voire son centre névralgique, en raison de son usage plurifonctionnel. À raison. Toutefois, son importance remonte bien plus loin et elle ne se limite pas à cela pour infuser dans les divers domaines culturels comme nous l’avions déjà souligné sur notre bien-nommé média. Voici quelques nouveaux exemples.
Exposition royale
Dès 1667, l’Académie royale de peinture et de sculpture expose les œuvres de ses membres. Cette présentation annuelle devient le moyen de se faire connaître et d’obtenir des commandes. Ces expositions prennent le nom de « salon » en référence au salon carré du Louvre, où elles se tiennent de 1725 à 1748.
Rappel sémantique
Les ensembles de cuisine ne font pas partie des meubles, ni du mobilier, ni de l’ameublement du foyer, en raison même de leur définition dans le dictionnaire Larousse. À savoir :
« Meuble : Se dit d'un bien corporel qui peut se déplacer ou être déplacé d'un lieu à un autre.
Mobilier : Ensemble des meubles destinés à l'usage personnel et à l'aménagement d'une habitation.
Ameublement : Ensemble des meubles et objets qui garnissent ou ornent un logement, une pièce. »
De fait, il convient de parler d’ensembles ou d’éléments de cuisine qui, étant fixés au mur, ne sont pas déplacés après leur pose dans la pièce qu’ils équipent, ni lors d’un déménagement (à de rares exceptions près).
Évier d’art et de classes
Le mouvement réaliste social auquel Hockney appartient au début de sa carrière s’appelle le Kitchen Sink, l’évier de cuisine en français, un élément symbolique du quotidien des classes populaires. Ces artistes magnifient la vie ordinaire tout en proposant une lecture sociale et politique du monde.
Une rassurante cellule familiale
Camilla Läckberg, L’oiseau de mauvaise augure (2006)
« Il montra la cuisine, comme le faisait neuf personnes sur dix. Pour une raison ou une autre, la cuisine semblait toujours l’endroit le plus rassurant du foyer lorsqu’on recevait la visite de la police. »
La sérendipité à l'origine du four à micro-ondes
En 1945, l’ingénieur américain Percy Spencer travaillait chez Raytheon qui fabriquait entre autres des magnétrons, les systèmes qui produisent les ondes radio dans les radars. Ce serait au cours d’essais qu’il menait sur un nouveau type de magnétron (émettant une famille particulière d’ondes) qu’une barre chocolatée aurait fondu à proximité. L’idée du four à micro-ondes venait de naître.
L’art avant le design
L’économie de moyens exprime l’idée qu’une œuvre d’art est plus intense lorsqu’elle parvient à ses fins de la manière la plus sobre possible. Ce processus implique souvent une préparation considérable et l’élimination de tout matériau extérieur non pertinent pour la réussite de l’œuvre d’art. Ce principe est parfois traduit par l’expression « moins, c’est plus », bien connue des designers sous sa version anglaise « less is more », postulat de la fameuse école d'architecture et d'arts appliqués du Bauhaus, fondée en 1919 à Weimar (Allemagne) par Walter Gropius. Or, cette expression est apparue dans le poème de l’anglais Robert Browning (1824-1812) consacré au peintre de la Renaissance Andrea Del Sarto (1486-1530).
Miscellanées compilées par Jérôme Alberola
Visuel : idée J.A / conception I.A Gemini
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Quelques miscellanées de la cuisine
et
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